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Visite
de l'emplacement du futur méthaniseur de Vert-le-Grand
photo AGIR 2009
Environnement : Les Assises nationales de la prévention et gestion territoriale des déchets se tiennent la semaine prochaine à Paris.
Des progrès, mais peut encore mieux faire. Entre 2006 et 2009, Paris a réduit de 6,3 % sa production de déchets,
passant de 558 kg par an et par habitant à 522 kg. Pour réfléchir aux moyens de réduire encore le volume de nos poubelles, l'Observatoire régional des déchets d'Ile-de-France (Ordif)
organise les 16 et 17 septembre prochain les 11es Assises nationales de la prévention et gestion territoriale des déchets*. Professionnels et représentants des collectivités locales
échangeront leurs expériences sur le recyclage et surtout, sur la valorisation des déchets.
« L'objectif est de bannir la mise en décharge dans les zones urbaines », martèle François Dagnaud, président du
Syndicat intercommunal de traitement des ordures ménagères de l'agglomération parisienne. A l'heure actuelle, 14 % des déchets franciliens finissent leur vie sous terre, contre 30 %
dans la France entière. Mais 15 % seulement, en particulier le verre, le plastique et le papier, sont réellement valorisés via le recyclage. Pour l'immense majorité, c'est l'incinération,
qui permet certes de produire de l'électricité, mais aussi des fumées… C'est pourquoi une autre technique est en train d'émerger en Ile-de-France : la méthanisation (lire en bas de
page).
De l'électricité et du compost
L'usine de méthanisation de Varennes-Jarcy (Essonne), mise en service en
2003, est la seule du genre dans la région. Sa spécificité ? Elle produit à la fois de l'électricité – de quoi alimenter une ville de 5 000 habitants – et du compost.
Celui-ci est revendu aux agriculteurs , qui l'utilisent comme fertilisant. Les exploitants de l'usine ne comptent pas s'arrêter là : « Nous souhaitons également valoriser le biogaz
produit par la méthanisation, expliquent-ils. Il pourrait par exemple être injecté dans le réseau de gaz. Et nous planchons sur un biocarburant qui alimenterait nos camions de collecte des
déchets. » La technique commence à séduire, puisque deux usines similaires sont en projet, à Romainville et au Blanc-Mesnil (Seine-Saint-Denis).
L'écosite de Vert-le-Grand, né de la volonté d'en finir avec les décharges dans les années 1990, explore également
cette voie. D'ici à 2012, il compte produire de l'électricité et du biocarburant à partir de gisements fermentescibles « propres ». C'est-à-dire provenant des restaurants ou des halles
de Rungis plutôt que du fond de nos poubelles. Et pour 2014, l'écosite voit encore plus grand : il développe un pyrogazéifieur qui devrait suffire à alimenter le réseau de chauffage urbain
d'Evry (Essonne). Le premier système du genre en France.
Méthanisation
C'est une technique de valorisation des déchets organiques (restes de fruits et légumes par exemple), mais aussi des ordures ménagères. La matière se dégrade en absence d'oxygène, ce qui produit du « biogaz ». Celui-ci peut entre autres alimenter des groupes électrogènes. Les détracteurs de la méthanisation lui reprochent de mauvaises odeurs.
Lu pour vous sur 20 du jeudi 9 septembre 2010 article Hélène Colau.
L'avis d'AGIR ENSEMBLE pour Vert-le-Grand
http://agirensemble.over-blog.com/article-avis-favorable-au-methaniseur-de-vert-le-grand-37597437.html